Alain SIMON

Expert en géopolitique

Alain SIMON est intervenu pour le CERA le 21 janvier 2013 pour une Rencontre sur la thématique « Quand l’actualité écrit une page d’Histoire… Les nouvelles cartes d’un monde nouveau ».

 

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Après une formation de juriste et d’économiste, Alain Simon s’est tourné vers le métier de consultant, qu’il exerça pendant 25 ans. Il anime depuis de nombreuses années des conférences et séminaires d’aide à la prise de décision dans une dimension géopolitique. Il intervient comme conférencier en France et dans le monde entier auprès des équipes de direction de grandes sociétés françaises ou étrangères et d’organisations professionnelles.
Alain Simon est également Maître de Conférences associé à l’Université de Rennes 1, expert APM, et auteur d’ouvrages et d’articles consacrés à la géopolitique. Il est notamment intervenu lors de la journée de conférences Interférences n°2  sur « les tremblements de mondes, les mutations profondes ».

Alain SIMON a participé à l’écriture de l’ouvrage collectif du CERA avec sa contribution « Prévisionniste échaudé craint l’avenir ».

questions & réponses
  • A travers vos trois questions*, il apparaît une certaine impermanence de situations qui paraissaient immuables. A vous écouter, on s’aperçoit que tout est éphémère et peut s’écrouler du jour au lendemain. Cette incertitude a quelque chose d’angoissant.

    (*– Croyez-vous comme moi que nous vivons l’un de ces moments traumatiques dans l’histoire des prises de conscience ?
    – En quoi la notion de traumatisme fondateur est-elle transposable au monde de l’entreprise ?
    – Si cette hypothèse de comportement de scepticisme généralisé est vraie, qu’est ce que ça change pour les gens qui ont pour clients des populations qui aujourd’hui croient que tout peut arriver ?)

    On préfère bien souvent se tromper avec une fausse certitude plutôt que d’être dans l’inquiétude de n’être sûr de rien. L’inquiétude aujourd’hui généralisée résulte du martèlement de tous ces événements, amplifié par l’écho des médias.

  • Votre question ne serait-elle pas une forme de nombrilisme ? Qui reviendrait à penser que l’époque tout à fait particulière dans laquelle nous nous trouvons, qui se réduit à quelques dizaines d’années de passage sur terre, intéressera les siècles à venir.

    Votre remarque est tout à fait pertinente car chaque génération a ses traumatismes. La génération de nos grands-parents en a eu sa dose. Nous nous situons ici au niveau de la perception. Ce dont je suis témoin est important. Tenez par exemple, j’ai longtemps considéré que les gens qui avaient 20 ans de plus que moi étaient jeunes. C’était ma perception. Cette définition présentait l’avantage d’exclure à tout jamais que je sois vieux, et comportait en creux ma définition de la jeunesse. Eh bien ma perception en ce moment, c’est qu’il y a de plus en plus de vieux dans le monde. Et qu’ils sont même de plus en plus vieux ! Donc, je suis d’accord avec vous, cette conception et nombriliste, mais d’un nombrilisme générationnel. Si l’on veut comprendre le fonctionnement d’une génération, d’un microcosme, d’une organisation au sens large, il est absolument indispensable de retrouver l’histoire des traumatismes dont le présent est la simple résultante. Cette question peut être appliquée à l’entreprise. Par quels traumatismes ont été martelés ses acteurs ? On peut évoquer une grande grève, un accident industriel. Chaque organisation ne se comprend au présent qu’à la lumière de ses percussions traumatiques. On ne peut pas comprendre les réactions vendéennes si on ne les explique pas par l’histoire ! Les gens qui n’ont pas de mémoire n’ont déjà pas de présent. Un dirigeant d’entreprise doit être historien de son organisation.

Ses interventions (Podcast et vidéos)

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