Vladimir FEDOROVSKI

Ancien diplomate Russe

Vladimir Fédorovski est un écrivain Russe d’origine ukrainienne, actuellement le plus édité en France. Diplomate, il a joué un rôle actif dans la chute du communisme, il fut promoteur de la perestroïka puis porte-parole d’un des premiers partis démocratiques russes. Il a écrit de nombreux ouvrages sur la Russie mythique, et dernièrement un essai sur Poutine intitulé Poutine, l’itinéraire secret, (Editions du Rocher, 2014).

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Vladimir FÉDOROVSKI

Ancien diplomate et historien, Vladimir FEDOROVSKI est aussi l’auteur de plus d’une trentaine d’ouvrages populaires sur la Russie.

Vladimir FEDOROVSKI fut porte-parole du Mouvement des réformes démocratiques au moment de la chute de l’URSS.

Il est intervenu au CERA le 25 janvier 2015 sur la thématique d’une nouvelle guerre froide possible, au lendemain des événements Ukrainiens de 2014.

Son expérience et sa connaissance du monde Russe lui permettent de nous livrer son analyse, sans concessions, mais toujours avec pertinence.

Vladimir FEDOROVSKI a participé à l’écriture de l’ouvrage collectif du CERA avec sa contribution « L’Europe de l’Atlantique à l’Oural »

 

questions & réponses
  • Si Poutine peut combattre l’islamisme, alors pourquoi n’est-il pas un allié contre l’Iran et la Syrie ?

    Le problème de la Syrie perturbe tous les spécialistes. L’alternative à Bachar el-Assad, c’est l’islamisme. Voilà la réalité. Je connais bien la Syrie et je sais qu’il n’y a pas de solution facile. La seule chose dont je suis persuadé, c’est que faire alliance avec les gens qui financent les islamistes comme l’Arabie Saoudite ou le Qatar, c’est une erreur. On pourrait bombarder Bachar el-Assad comme on aurait pu le faire autrefois mais pourquoi les Israéliens ont-ils été affolés par cette perspective ? Parce qu’ils connaissent mieux la région que les néophytes d’aujourd’hui. Ils savent que si on élimine Bachar el-Assad, il y aura à sa place les islamistes. Il faut analyser les situations avant de décider. Ce n’est pas par hasard que les Israéliens travaillent en sourdine avec les Russes sur cette affaire. Ils savent bien que l’existence même d’Israël peut être en jeu. Ce sont les répercussions de tous cela que nous connaissons aujourd’hui en France. Il s’agit d’un danger qui menace l’existence de la civilisation européenne. Je suis persuadé qu’il faut faire l’alliance mondiale, avec des règles, comme on l’a fait contre les nazis.

  • Que pense Poutine de vos écrits ?

    Poutine ne m’aime pas. Vous avez remarqué que j’ai un certain franc-parler, en partie parce que je viens d’une époque où l’on combattait pour la liberté. J’étais vraiment lié aux personnes qui se sont battues pour la Perestroïka. C’est une bonne raison pour me détester. D’autre part, les Russes fantasment à mon égard. Les occidentaux me soutiennent bien sûr, mais pas financièrement, ce qu’ils pensent pourtant.
    Et puis nous avons lui et moi un débat de fond sur la façon dont il verrouille le pays. Je considère que l’étouffement de la société civile n’accompagne pas l’avenir de la Russie. Je pense que son avenir repose sur la classe moyenne, une participation plus active de la population. Poutine pense que le contexte actuel peut déstabiliser tout le système et provoquer la fin de la Russie.
    Il y a une dizaine d’années, j’ai écrit « Le fantôme de Staline » qui met en scène le retour imaginaire de Staline. Pour des raisons marketing, la tête de Staline figure à côté de la tête de Poutine sur la couverture. Il en a été terriblement blessé.
    En ce qui concerne la biographie de Poutine, que beaucoup de Russes n’ont pas compris, je ne me suis pas montré excessif. Une partie de la presse est allée dans le sens du politiquement correct, et j’ai atténué pas mal de choses. La France me soutient dans les idées que je défends, la priorité donnée au danger islamiste, le lien fort qui doit demeurer entre la France et la Russie. Lors d’une interview que j’ai accordée au Figaro, j’ai appelé au calme en disant par exemple à quel point la comparaison avec Hitler était
    absurde.

Ses interventions (Podcast et vidéos)

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Intervention au CERA le 30 janvier 2015
Lycée Jean XXIII les HERBIERS


  • 3.8Qualité du fond
  • 3.4Qualité de la forme
  • 3.6Qualité des échanges
  • 3.7Qualité globale
  • 3,6Total