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Olivier BABEAU – Ne faites plus d’études ! Comment apprendre à l’ère de l’IA ?

Olivier BABEAU à l’ICES de la Roche-sur-Yon le 01 Avril 2026

L’IA et le Grand Déclassement : Pourquoi il faut « reprendre le contrôle » selon Olivier Babeau

Nous ne vivons pas une époque de changement, mais un changement d’époque. C’est par ce constat, emprunté au Pape François, qu’Olivier Babeau, président de l’Institut Sapiens, entame sa réflexion. Pour lui, l’intelligence artificielle (IA) n’est pas qu’une nouvelle technologie : c’est une révolution prométhéenne qui redéfinit ce que signifie « apprendre » et « travailler ».

1. L’exponentielle : Le monde où tout s’accélère

Olivier Babeau insiste sur la nature vertigineuse de notre époque. Si l’âge de pierre a duré 3,3 millions d’années, nous vivons aujourd’hui des ruptures technologiques majeures en quelques mois.

2. L’effet Ciseau : Exigence accrue vs Atrophie cognitive

L’un des points les plus marquants de Babeau est l’effet ciseau qui menace les nouvelles générations :

  1. L’exigence cognitive augmente : Pour avoir de la valeur face à la machine, il faut être un « généraliste transdisciplinaire » capable de piloter l’IA.

  2. Nos capacités s’atrophient : Le confort technologique crée une « flemme » intellectuelle. Le « bed rotting » (rester au lit à scroller) et la consommation passive de divertissements (le « narcotique numérique ») réduisent notre capacité d’effort et de concentration.

3. La revanche des seniors et le danger pour les juniors

Babeau décrit une réalité brutale : l’IA ne remplace pas (encore) les experts, mais elle rend les juniors substituables.

4. Repenser l’éducation : Devenir un « Jedi » de l’apprentissage

Face au déclin de l’université traditionnelle (qu’il compare à un village Potemkine), Babeau propose des pistes pour « ne plus faire d’études » au sens passif, mais pour apprendre :

Conclusion : Jiminy Cricket ou le Renard ?

En citant Pinocchio, Olivier Babeau nous place devant un choix éthique :

L’avenir est brillant pour ceux qui sauront rester « actifs ». Pour les autres, le risque est celui d’une civilisation de la couette, dépossédée de sa propre capacité de penser.